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         Le nom de la commune aurait pour origine étymologique "PET" (puits) et GAM (hameau) ; évoquant une demeure ou hameau près d'un puits.


Epoque Gallo-romaine :

         Le Village de Pitgam, situé comme ses voisins, dans le cette partie du territoire flamand qui fut connue sous le nom de Mempiscus, est bien certainement, l’un des plus anciens de la contrée. Il y a lieu de penser que Pitgam, dont le sol est en partie élevé, constitua un des premiers centres populeux de cette partie du territoire.

         Les écrits les plus anciens mentionnant l’Histoire de la région sont ceux de Jules César. Du temps des romains, le territoire du Comté de Flandre, qui faisait partie de la Gaule Belgique. Elle était occupée par plusieurs peuples Celtiques dont les Ménapiens et les Morins (qui vivaient sur le présent territoire Pitgamois, qui à l'époque, était littoral c'est-à-dire vraiment situé en bordure de mer lors des transgressions maritimes Dunkerque I et II). Ils étaient sédentaires et vivaient de l’élevage et de l’agriculture. Ils n’avaient pas de ville, mais préféraient vivre disséminés, dans des Hameaux.

         Les Ménapes étaient farouchement opposés à leur conquête par Jules César. Ils faisaient partie de la confédération belge qui fut vaincue par César en 57 avant JC et on resisté jusqu’en 54 avant JC. Selon César, ils pouvaient livrer 9 000 hommes à la confédération.

         En l’an 56 avant JC, ils soutiennent la Rébellion des Vénètes (peuple allié, qui comme eux, était impliqués des échanges commerciaux avec le sud de l’actuelle Grande Bretagne que César convoitait). César fut encore une fois vainqueur, mais les Ménapes et les Morins refusèrent de se soumettre, se retirant dans les « forets & marécages » et commençant une guérilla acharnée. César réagit en abattant les forêts, en saisissant leur bétail et en brûlant leurs habitations.


         En l’an 400, la Mer reprend ses droits et inonde tout le secteur, Chênes et ormes succombent. La Mer reviendra envahir le bas de Pitgam en 1024, 1042 et 1100 ainsi que durant les 2 guerres mondiales.

         Un marais salant s’étends sur les basses terres de la bordure du Snake Dyck et du Canal de Drincham.


         Les fouilles faites à PITGAM en 1997 à l'occasion de la pose d'un gazoduc, sur le lieu dit " Schulleveldt " ont révélé de nombreux fossés. Les fouilles ont révélé des fossés construits en « aménagements successifs » faits « dans un laps de temps limité » semble-t-il pour répondre à des besoins de drainage, mais peut-être aussi d'adduction. De tels aménagements nécessitaient une main d'œuvre significative peut-être liée à une ou des sauneries installées là pour la production saisonnière de sel, attestée par des « fragments d'augets (moules à pain de sel) et pilettes de four à sel ». Des enclos qui semblent être hérités des gaulois pourraient être pour certains des bassins de concentration de la saumure, le large fossé circulaire découvert pouvant être une aire saunante (où se sel cristallisait par évaporation). Des emplacements de poteaux, fosses garnies de restes de foyers et d'aliments et de nombreux restes de poteries montrent qu'on a habité et vécu sur place.


         Une nécropole a été trouvée près du gazoduc, réunissant six tombes, outre quelques autres isolées, toutes datées de la seconde moitié du IIe siècle. On y a trouvé quelques fibules, perles et céramiques. Selon les premiers indices, la population de cette époque semblait agro-pastorale et productrice de sel. La présence importante de chevaux pourrait être liée à un élevage spécifique, ou aux besoins de traction pour le transport du bois d'alimentation des fours et du sel (qu'on n'a pas retrouvé sur le chantier fouillé, mais qui pourrait avoir été plus éloigné de la mer ou des habitations (moins de risque d'incendie et de gêne liée à la fumée). Tout ceci étant à confirmer par des recherches complémentaires.


         Les nombreuses céramiques inventoriées dans l'habitat comme celles des zones funéraires sont à plus de la moitié de type « tradition indigène », peut-être fabriquées à partir d'argile locale, et typique des Ménapiens (habitants des marécages et zones humides) jusqu'à 200 ap. J.-C. selon le GRAAL. On en a trouvé 6 000 tessons (plus de 100 kg au total), généralement non lissés mais décorés au peigne, et fait par la technique du colombin ou de la motte et rarement au tour de potier.


         En 428, Clodion Le Chevelu, Chef des Francs, vainqueur des romains, envahit la contrée. En plus des pillages faciles et constants, ce dernier cherche à conférer à son autorité de roi guerrier une assise territoriale. A cette invasion succédèrent, en 449, les ravages d’Attila, le Hun.

         Les Morins n’ont pas participé avec Clovis dans la conquête de la Gaule (vers 510).

         Clovis les a annexés dans son royaume 20 ans plus tard. Aux temps des carolingiens.

         Le Christianisme fut introduit par Saint Victorius et Saint Fuscian, apparemment sans grand succès car la région fut ré-évangélisée durant le 7e siècle.


Le Moyen Age

         Durant la 1er moitié du 9e siècle, les "Bauduins" fondent et développèrent le Comté de Flandre y englobait apparemment une partie du diocèse de Therouanne.

         Saint Folquin (817-855), Evêque de Therouanne, le parcourut souvent dans ses courses apostoliques à travers le Mempiscus, soit il se rendit dans les monastères de Wormhout, d’Eecke et de Sitiu, soit il visitât les pasteurs épars sur la lisière maritime de son diocèse. Il fut l’objet d’un culte spécial : dévotion qui s’est perpétuée d’âge en âge, puisque la coutume particulière du lieu plaçait la fête du Saint parmi les jours fériés où il était d’usage que l’on ne prononçât aucun arrêt.

         Une neuvaine se célébrât tous les ans durant plusieurs centaines d’années, en l’honneur du Grand évêque de la Morinie, patron de l’Eglise.

on prie Saint Folquin contre la fièvre, et les femmes s’y recommandent à lui dans certaines nécessités de la vie.

La croyance populaire ajoute que souvent le Saint fit abreuver son cheval à une source limpide et intarissable située sur le territoire de la paroisse. La Piété naïve des habitants attribue, en outre, aux eaux de celle-ci la vertue de guérir de la fièvre.


         A l’époque où notre pays commença à sortir de la période carolingienne, l’individualité de nos souverains flamands s’affirma par la victoire de Robert-le –Frison à Cassel, Pitgam appartenait déjà aux châtelains de St Omer.

         Dès cette époque, et, de même que dans une infinité de lieux de la Flandre maritime, il existait dans la paroisse un Bourg Féodal.

         D’après différents actes (1184 à 1190) du cartuaire de Watten Le Premier seigneur de Pitgam fut Guillaume IV, Châtelain de Saint Omer.

         Dès 1324, la seigneurie de Pitgam était féodale soumise à la cour du Perron de Bergues.

         Un siècle plus tard, la seigneurie de Pitgam donnait rang à Jean de Vertain parmi les chevaliers les plus écoutés de la Flandre maritime.

         Il est vrai que, malgré les épidémies de pestes ainsi que les famines locales et les destructions liées à la guerre, le dénombrement de notre paroisse fait en 1469, accuse le chiffre de 134 feux soit environ 650 habitants, ce qui à l’époque est signe d’une relative prospérité.

         1328 : Bataille de Cassel qui fera 3 192  morts dont 39  pitgamois

         En 1555, Philippe II d’Espagne hérite de la Flandre et des Pays Bas. Ce dernier, menait par sa morgue et son intransigeance bornée, précipite les Pays Bas à la catastrophe humaine.

Le Comté de Flandre est touché de plein fouet par le terrible conflit mêlant guerre d’indépendance, guerre de religion et guerre civile.

         La Révolte des gueux ( qui mêlait une révolte religieuse due à l’expansion du protestantisme à une opposition contre le Roi d’Espagne ) éclata en 1566 et fut à l’origine de la Guerre de 80 Ans (Guerre d’indépendance des Pays Bas).

         Août 1566, les habitants de Pitgam, fideles au culte de leurs ancêtres et animés sans doute par l’énergique parole de leurs pasteurs (2 à l’époque) protégeaient efficacement l' église contre les dévastations des "Gueux des bois" qui ruinaient presque tous les villages de la Flandre maritime et en particulier ceux de la châtellenie de Bergues.


         1556  Création d’une gilde (Association d’artisans et de marchands), elle sera dissoute en 1896.


         1635 Epidémie de Peste, on compte 27 morts (adultes uniquement).


         L’invasion française de 1638 marquât le début des souffrances imposées par de nombreuses Guerres.

         Le Pays, toujours si cruellement ravagé par la guerre, devint le théâtre de lutte sanglante et acharnée et ne cessa d’être foulée par les armées belligérantes au point ou, en 1644, la contribution annuelle fournie par la châtellenie de Bergues fut de 112 000 livres au lieu de 330 000.

         La Paroisse de Pitgam, compta parmi les plus ravagée et fut dispensée de payer l’impôt. Ce qui n’empêcha l’armée française de mettre main basse sur le produit des offrandes et des quêtes.


         En 1646, en pleine guerre de Trente Ans, le Duc d’Enghien (futur Prince de Condé), qui avait pris le commandement de la Campagne française, pris Bergues fin juillet.

         Apres la conquête de Mardyck (29 août), il fit une halte de 3 jours à Pitgam afin de reposer et restaurer ses troupes avant de se diriger sur Furnes (conquis le 5 septembre) et Dunkerque (siège quitta débuta le 19 septembre pour capituler le 7 octobre). Pitgam eut naturellement beaucoup à souffrir des partisans chargés d’assurer la subsistance de l’armée.

         En 1653, La France est si affamée que ni les envahisseurs, ni les défenseurs n’y trouvent un approvisionnement suffisant pour leur permettre de faire campagne.

         En 1654, les conflits reprennent, Les Espagnols reprennent Dunkerque après un long siège. au

         En 1658, après s’être allier aux anglais qui veulent se débarrasser des Corsaires Dunkerquois dont Jean Bart, les troupes de Louis XIV, commandées par Turenne, assiègent promptement et en grande force Dunkerque avant de la "revendre" à l'Angleterre. « Le 23 juin, Dunkerque fut espagnole le matin, française à midi et anglaise le soir ».

         Les anglais jugèrent convenables d’annexer une partie de la circonscription de Bergues. Les paroisses et fractions de paroisses furent ainsi arrachées à leur Chef-lieu (jusque la Révolution).


         Si le magistrat de Bourbourg, sut, par le biais de multiples présents au Gouverneur anglais de Dunkerque, éloigner les maraudeurs de sa juridiction ; ce ne fut pas le cas de la châtellenie de Bergues qui connut des pillages des plus barbares par la garnison de Dunkerque.

         Au milieu de ces mouvements continuels de troupes et de parties d’échec engagées entre les généraux français, espagnols, anglais et néerlandais, la campagne, dont Pitgam, déjà désolée par un des hiver des plus rigoureux, est complètement ravagée.


         Le 19 septembre 1658 (OU 19 septembre 1661), Pitgam, qui avait accueilli par d’imprudentes manifestations un détachement anglais qui revenait de Drincham et qui faisait  partie des "têtes rondes de Crowell", fut témoin et victime de la terrible barbarie commise en pays ennemi par des gens de guerre à cet époque.

La vengeance anglaise fut sans appel : nombreux meurtres, pillages, incendies (notamment au cœur même du bourg, toutes les habitations voisines de la maison commune sont détruites, profanation de lieux Saints. Scène totale de désolation, Pitgam dut être à peu prés inhabités durant plusieurs années.


         En 1659, le traité de Pyrénées liant Louis 14 à l’Infante d’Espagne, fait des Pays Bas méridionaux un état tampon entre les ambitions de la France et des Provinces Unies et signe le retour des espagnols à Bergues.


         En 1664, le village est de nouveau pillé, par les troupes françaises cette fois,

         Le non paiement de la dot de l’Infante d’Espagne fut à l’origine de la "Guerre de Dévotion" et du retour des troupes françaises.

         En 1668/69, Louis 14 s’empare de la région mais la Flandre est dévastée par les (5) campagnes de l’armée française.

         Mai – juin 1669, les troupes sont stationnées à Bergues. Pitgam fut de nouveau le site de ravitaillement.

En 1677, c’est les Troupes du Ducs d’Orléans qui firent escalent à Pitgam, ou du moins ces fourrageurs.

         La Paix de Nigueme (1679) offrit à la région le calme indispensable aux travaux des champs et éloigner les misères dûes aux campagnes militaires.

         En 1708, Lambert d’Esternoz, Chevalier de St Louis, Lieutenant-Colonel de l’infanterie française, qui avait rendu de grands services au comte de Bourgogne, voit la seigneurie de Pitgam érigée en Comté d’Esternoz, tant pour son mérite personnel que pour l’ancienneté de sa maison. La seigneurie de Pitgam s'éleva  au rang de 2e vassal de la châtellenie de Bergues ; la 2e place dans les assemblées d’Etat. (Lettres patentes signées en juillet 1724 et enregistrées au Parlement de Flandre le 16 avril 1725 et au bureau des finances de la généralité de Lille le 25 juin suivant).

Lambert d’Estrenoz mourût en 1733. Ses héritiers firent renouveler le registre terrier de Pitgam (1741-1751)

         1740, Merlin, le curé de Pitgam rapporte sur les registres paroissiaux, la dureté de l’hiver (gel discontinue de décembre (veille des roys) à mi-mars et la disette que cela provoquât. Il dépend, également, une grande mortalité des bêtes à cornes (épizootie de peste bovine) en 1744 ; environ 900 têtes, ce qui valu l’abandon de plusieurs fermes et l’acquisition de nombreux moutons…et la ruine de la paroisse.

         1754, est l’année d’une renaissance après une série de calamités, le Curé fait l’éloge d’une récolte abondante et du réconfort apporté aux pauvres. Mais cela ne dura pas, en 1755, les prix du blé flambent. Il fait également mention d’un tremblement de terre le 11 février,  et d’un hiver particulierement humide (les céréales ont germé). Les successeurs du Doyen Merlin continuèrent ces annotations, on apprit ainsi de nombreux faits divers, souvent liés aux conditions climatiques et à leurs conséquences, le plus souvent économiques et sociales :

         1762 fut une année caniculaire, 1771 connut des inondations sans précédent et connut des gelées conséquentes à Pâques (obligeant les prêtres « à rompre la glace pour la bénédiction ».


         Les comtes d’Esternoz  occupèrent des places importantes : Le Comte Antoine d’Esterno fut promu Maréchal-de-camp en 1781 puis fut ministre plénipotentiaire de France auprès de la cour de Berlin, Ange-Philippe-Honoré fut successivement Chambellan de l’Impératrice mère puis Grand-écuyer de la Princesse de Lucques ; il fut en outre Baron de l’Empire et sous la Restauration, il devint député de l’Aisne.


Après la Révolution :

         Les liens qui unissaient Pitgam à la maison d’Esternoz se brisèrent naturellement à la Révolution.

         En 1793, lorsque les Anglos-Hanovriens faisaient le siège de Bergues, un corp ennemi s’établit à Pitgam et y commit de grandes dévastations ; Les archives communales furent pillées et en partie détruites. Ces dernières restent cependant plus importantes que dans la plupart des communes rurales.

Un engagement eu lieu à Pitgam entre ces troupes et une partie de l’armée française établie sur la rive gauche de la Colme. Quelques soldats furent tués ou blessés de part et d’autre.


         En 1800, la terrible épizootie qui avait déjà paru tant de fois se montra à nouveau. Ce fléau fut bientôt suivi de "l’ Ouragan" du 20 brumaire an XI, dont les ravages furent épouvantables.


         Les inondations réalisées en 1814 pour la défense de Bergues et de Dunkerque firent éprouver de grand dégâts aux habitants de Pitgam. La même année, ils eurent à supporter les charges du séjour des troupes prussiennes. En 1816, les inondations provoquées pour assurer les places de Dunkerque et Bergues causèrent d’importants dommages.

         1870 : Guerre Franco-allemande : un seul pitgamois est victime de la Guerre (Romain DESWARTE, décédé à Besançon),

  

L' Histoire